Google confirme la dissolution du projet DragonFly qui visait à censurer les résultats de recherche pour la Chine

Le vice-président de Google a confirmé que le projet de loi avait été annulé lors d'un témoignage devant le Sénat américain.

Google confirme la dissolution du projet DragonFly qui visait à censurer les résultats de recherche pour la Chine
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Redmagic WW
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C'est confirmé, la version non censurée du moteur de recherche de Google en Chine a été officiellement annulée. En effet, le projet Dragonfly (c'est comme ça qu’il a été baptisé) de Google a fait l’objet d’une série de controverses sur le respect de la censure imposée par le gouvernement chinois, masquant ainsi le contenu interdit des résultats de la recherche.

L'annulation a été officialisée ce mardi 16 juillet par le vice-président des politiques publiques de Google, Karan Bhatia, lors d'un témoignage devant le Sénat américain. Selon Bhatia, "nous ne prévoyons pas de lancer la recherche en Chine et aucun travail n'est en cours pour un tel projet".

C'est la première fois que Google décrit Dragonfly comme "étant annulé", bien que tout indique que le projet est suspendu depuis des mois. En mars dernier, Google a déclaré que les employés travaillant sur Dragonfly avaient été transférés vers de nouveaux projets et qu’il n’était pas prévu de développer une version chinoise du moteur de recherche.

Comme le savez certainement déjà, le moteur de recherche de Google et les services tels que YouTube sont bloqués dans le pays. Toutefois, une version chinoise de Google Search a été publiée en 2006 et comportait des filtres de censure sur google.cn, mais les utilisateurs pouvaient toujours accéder à google.com sans restriction à ce moment-là.Connaissant qu'il y avait des "portes dérobées", le gouvernement chinois a paralysé l'adresse google.com et les sites Web d'autres sociétés étrangères comme Bing.

Au cours du processus, d'autres services de Google ont également été bloqués, tels que Gmail. La somme de ces problèmes a poussé Google à quitter le marché de la recherche en Chine en mars 2010. Le moteur de recherche ne serait maintenu que si le gouvernement chinois acceptait une version non censurée, ce qui ne se produisait pas.